“La question n'est pas de savoir s'il manque des bureaux, mais s'il manque des bureaux qu'une multinationale peut signer.”
Un diagnostic souvent mal posé
Les grandes métropoles ouest-africaines ne manquent pas de surfaces de bureaux. Elles manquent de surfaces répondant simultanément aux critères de sécurité, de continuité électrique, de connectivité, de certification environnementale et de qualité de gestion qu'exigent les locataires internationaux et les grandes entreprises locales.
Cette distinction est décisive pour l'investisseur : elle explique la coexistence, dans une même ville, d'un taux de vacance élevé sur le parc ancien et de listes d'attente sur les rares actifs de qualité institutionnelle.
Ce que les locataires signent réellement
Dans nos opérations, les critères déterminants dans la décision d'un locataire ancre sont, dans l'ordre : la fiabilité de l'alimentation électrique, la qualité du dispositif de sécurité, la capacité de stationnement et la performance environnementale certifiée.
Le loyer facial n'arrive qu'ensuite. Un actif capable de garantir ces quatre éléments obtient une prime durable et des baux nettement plus longs.
La certification comme outil financier
La certification environnementale — EDGE en particulier — est souvent perçue comme un coût. Notre expérience indique l'inverse : elle ouvre l'accès aux financements des institutions de développement, améliore les conditions de crédit et élargit la base de locataires éligibles.
Sur notre opération d'Abidjan, elle a constitué un facteur direct de pré-commercialisation.
Ce document reflète l'opinion de son auteur à la date de publication. Il ne constitue ni une offre, ni une recommandation, ni un conseil en investissement.